(Actualisé avec nouveaux bombardements, communiqué israélien, contexte, Macron à l'Onu)
Au moins quatre Palestiniens ont été tués mercredi par des bombardements aériens israéliens sur la bande de Gaza, ont rapporté des sources médicales locales.
Lors d'une première frappe sur un véhicule à Khan Younès, ville du sud de l'enclave palestinienne, deux Palestiniens, Ossama Abou Khater et Mohammad Abou Elwan, ont été tués, selon ces sources.
Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Israel Katz affirment que Mohammad Abou Elwan était un haut responsable du Hamas, chargé des finances du mouvement.
"Nous ne laisserons pas le Hamas reconstruire sa puissance et nous ne cesserons pas tant que le Hamas n'aura pas été éliminé de Gaza", déclarent-ils.
Le Hamas n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.
Deux autres frappes, survenues ultérieurement, ont fait deux morts, selon des responsables médicaux palestiniens. Elles visaient la ville de Gaza et celle de Deir Al-Balah, dans le centre du territoire.
L'armée israélienne n'a pas fait de déclaration à ce stade sur ces deux autres opérations.
Selon les autorités palestiniennes, plus de 73.000 personnes ont été tuées lors de l'offensive israélienne sur Gaza, lancée en représailles à l'attaque menée le 7 octobre 2023 par des combattants du Hamas contre le sud d'Israël qui a fait près de 1.200 morts.
UN "SPECTACLE QUI NOUS FAIT HONTE", DÉNONCE MACRON
Un cessez-le-feu annoncé en octobre 2025 sous l'égide des Etats-Unis a mis fin aux combats dans la bande de Gaza, mais Israël n'a pas interrompu ses frappes contre l'enclave. L'armée israélienne dit que ses bombardements visent à contrecarrer les attaques du Hamas et d'autres combattants.
Le Hamas accuse Israël de violer le cessez-le-feu et de saper les efforts pour mettre en oeuvre le plan du président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit. Ce plan prévoit entre autres le retrait d'Israël et le désarmement du Hamas.
Plus de 1.400 Palestiniens ont été tués par Israël dans l'enclave depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre dernier, selon les autorités sanitaires locales, tandis que Tsahal a fait état de la mort de quatre soldats israéliens.
Lors de son dernier discours, en tant que président, devant l'Assemblée générale des Nations unies, Emmanuel Macron a dénoncé mardi à propos de la situation dans la bande de Gaza un "spectacle qui nous fait honte à tous", déploré la faillite de la diplomatie à cet égard, et de nouveau défendu la "solution à deux Etats" pour les Israéliens et les Palestiniens.
Le bureau du chef du gouvernement israélien a dénoncé des propos d'une "absurdité grotesque".
Benjamin Netanyahu doit s'exprimer jeudi devant la 81e session de l'Assemblée générale de l'Onu, à New York.
(Reportage Nidal al-Mughrabi avec Steven Scheer à Jérusalem Version française Benoit Van Overstraeten et Sophie Louet)

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